Sous des trombes d'eau, un jeune garçon pédale vaillamment aux côtés de son papa. La pluie n'a pas dissuadé Melvin de venir prendre part à la journée nature. Dès potron-minet, ils sont 50 réunis à la maison du pêcheur, aux Avalats. De leur côté, Arthésiens et Lescuriens sont prêts à se mettre en action. Cette journée nature, bien avant que ce soit de mode, a été initiée par Claude Serres, un élu municipal, il y a 28 ans. Pour les Saint-Juériens, plusieurs équipes se partagent la rive gauche du Tarn, de chez les sapeurs pompiers jusqu'au premier tunnel.

D'autres, en aval, iront des usines jusqu'aux jardins familiaux. La route de Villefranche, celle-là même qui conduit à la déchetterie, ne sera pas oubliée. Un constat dont on ne se plaindra pas : la récolte, 800 kg, a été moindre que l'an passé (1,3 T). Pour Saint-Juéry, pas de gros encombrants, si ce n'est des pneumatiques amenés aux ateliers municipaux. Si la déchetterie ne les prend pas, la filière automobile peut les recycler : ce n'est donc pas une raison pour les «balancer» dans la nature.

Objets «stars»

Les objets «stars» du ramassage : les cannettes de bière et autres boissons, les emballages d'une célèbre marque de fast-food : on se fait servir au drive, et quand on a terminé, on balance les emballages par la fenêtre ou on les laisse sur le terrain où l'on a consommé…

Voici qu'arrivent les premiers Arthésiens à la salle Léon Cazenave de l'ancienne école des Avalats, où l'Omeps servira un apéritif et un bon repas chaud à tous les bénévoles. Là, c'était la pêche au gros : un évier et une porte font partie de la collecte, avec un zeste de plaques d'amiante.

Ils étaient une vingtaine de bénévoles,, tandis que pour Lescure, M. Salabert, le maire, se réjouit de l'investissement de deux associations locales impliquées dans la défense de l'environnement.

Une fois changés, les bénévoles, trempés jusqu'aux os, pourront poser les pieds sous la table et, au chaud, déguster le repas après avoir été félicités pour leur investissement.        source : ladepeche.fr