Les œuvres de Casimir Ferrer ne laissent jamais indifférents. Sa dernière sculpture a extrait ses matériaux de la gangue infâme de la folie des hommes, là où cœurs et corps déchiquetés par la mitraille ont été mélangés à la boue du champ de bataille. C'est du Chemin des Dames, terrible mouroir de la Première Guerre mondiale, que viennent ces obus vrillés, imprégnés du sang des innocents et ces fusils encore chargés, aux baïonnettes ensanglantées.

Surmontée de trois colombes, soutenue par un puissant fer vigoureusement torsadé, sa sculpture s'élève pour célébrer les 100 ans de la fin de cette boucherie où nos ancêtres, par millions, ont laissé la vie.

Et l'artiste a gravé au pied de son œuvre, qui sera installée au monument aux morts d'Albi pour la cérémonie du 11-Novembre : «Dans la boue, recouvert de sang, de l'obus éclaté émerge la fraternité».

Une telle œuvre trouvera vite sa place dans une de nos villes. Par ailleurs, Casimir Ferrer expose jusqu'au 15 novembre, sur invitation de l'ambassade de France, à Stavanger, en Norvège.

Repérant la qualité de ses œuvres, une galerie va garder toutes ses toiles et sculptures pour les proposer au public norvégien.      source : ladepeche.fr