Depuis 2005, date de son exhumation au cours de l'été à l'occasion de travaux de réfection des canalisations aux Avalats, le cercueil monoxyle était un peu le serpent de mer. 12 ans déjà et, en dehors du fait qu'il ait été mis à l'abri, il semblait y avoir peu d'avancées sur ce dossier. Depuis quelque temps, un sérieux coup d'accélérateur va permettre la mise en valeur de cette pièce majeure. Tout d'abord, pour les Béotiens que nous sommes, qu'est-ce qu'un cercueil monoxyle ?

C'est un cercueil fait d'une unique pièce de bois, donc, taillé dans un tronc de grosseur respectable. Jean-Pierre Raffenaud, du CAPA (Centre archéologique des pays albigeois), association qui suit ce dossier de très près, aux côtés de la municipalité de Saint-Juéry et de l'association Saint-Juéry Patrimoine, affirme que ce cercueil est une pièce très rare qui appartiendrait à l'une des premières générations de cimetières autour d'une église romane aujourd'hui disparue. «La sépulture en question aurait entre 1200 et 900 ans», a précisé M. Raffenaud au cours de la dernière réunion de Saint-Juéry Patrimoine. Le 1er décembre, à 17 heures, Alaïs Tayac, archéologue avalatoise et fille de Michel, très impliquée dans l'association, tiendra une conférence sur le sujet qui devrait attirer beaucoup de monde à la Maison des associations. Elle a tout particulièrement travaillé sur le sujet et mettra en exergue le caractère exceptionnel de cette découverte et la réelle chance pour la commune de posséder une pièce d'une telle valeur patrimoniale. Elle a consacré un long article à ce sujet dans la revue «Archéologie tarnaise».

Une autre qui n'est pas restée les bras croisés est bien Joëlle Villeneuve, adjointe à la culture et au patrimoine. Elle a instruit un dossier très documenté sur le sujet, visant à obtenir des aides pour la réhabilitation de cette pièce, rare en France, très rare en Occitanie. Deux devis ont été demandés pour sa réhabilitation qui va être engagée. Cette phase sera longue et délicate, avant que ce joyau puisse être rendu à la commune et exposé au public qui sera donc invité à en apprendre beaucoup plus au cours de l'exposé d'Alaïs Tayac.       source : ladepeche.fr