Dans un ordre du jour d'une quinzaine de points au conseil municipal, le gros morceau, en cette période de l'année, est le budget. Delphine Maillet-Rigolet le présente dans ses grandes lignes et entre dans les détails à la demande. Au nom de l'opposition (liste Thuel), Marc de Gually annonce d'emblée : «Vous nous présentez un budget uniquement gestionnaire. Nous ne le voterons pas». Jean-Paul Raynaud reprend tout de suite : «Nous avons diminué dépenses et coûts pour aller vers l'investissement sur la gare : 500 000 € (projet culturel) et de gros travaux au siège du Capial».

Son adjointe aux finances poursuit : «Grâce aux mutualisations, réorganisations, renégociations de financements, nous dégageons une marge de manœuvre pour nos investissements futurs. Avoir une certaine capacité d'autofinancement nous permet de mieux négocier avec les banques». Elle poursuit : «On aide également les associations et on augmente significativement les aides aux manifestations exceptionnelles», ce que devait d'ailleurs détailler plus tard sa collègue Joëlle Villeneuve. Elle rajoute encore : «Et il faut tenir compte de la revalorisation du point d'indice des fonctionnaires qui vient d'intervenir récemment». Emilie Raynal, adjointe enfance jeunesse, rajoute : «nous avons également investi dans la climatisation de la crèche, de la salle d'activités des Francas et l'équipement numérique des écoles». Les 5 élus de la liste Thuel votent également contre le budget de l'eau. La municipalité décide également de l'augmentation des bases d'imposition de 0,9 % (taxe d'habitation : 10,06, foncier bâti 27,50, non bâti 105,76). Nouveau vote contre de la liste Thuel, 2 abstentions liste Bardy. L'assemblée vote ensuite la poursuite de l'engagement du projet de nouvelle usine de traitement de l'eau, conjointement avec les communes d'Albi, Lescure et Arthès, qui représentent avec Saint-Juéry 78 % de la population de l'agglo. Blandine Thuel demande s'il ne serait pas plus pertinent d'engager les 17 communes dans ce projet. Réponse du maire : «Elles n'ont pas de service public de l'eau et sont tenues jusqu'en 2032 par leur concessionnaire, nous ne pouvons nous permettre de différer autant».     source : ladepeche.fr