Thierry Campeggi, 53 ans, est le nouveau directeur général des services de la mairie de Saint-Juéry. Ce Toulousain d'origine est titulaire d'un DESS administration locale. Cette formation de juriste l'a d'abord conduit sur les terres radicales de Maurice Faure, au conseil général du Lot. Par la suite, à Montredon Labessonié puis à Réalmont à la communauté de communes du Réalmontais (devenue centre Tarn), il présente une carte de visite de 25 ans de direction, avec, pour son dernier poste, la particularité d'être parti d'une feuille blanche pour cette intercommunalité. Cette solide expérience enrichit son parcours de formateur au CNFPT, et lui vaut d'être un expert associé auprès de «Territoires Conseils», une structure mise en place par la caisse des dépôts et consignations, ce qui lui apporte un éclairage national.

En conséquence, son cheminement vers un poste communal peut sembler singulier. «L'époque n'est plus à monter des murs, mais à les abattre», affirme-t-il. Et il ajoute : «Une collectivité territoriale doit mobiliser l'intelligence collective». Le voilà donc à Saint-Juéry, dont il n'avait entendu que du bien, tout comme de son premier magistrat Jean-Paul Raynaud. «Il y a ici un dynamisme du service public, une intelligence collective et un foisonnement d'initiatives assez remarquables. J'entends bien y faire fructifier la complémentarité entre la ville et l'intercommunalité». Et, lucide, il sait que l'enjeu du maintien des services publics se joue au niveau communal. Profondément convaincu de l'importance du creuset communal comme matrice du lien social, il met ses actes en conformité avec sa pensée en rencontrant tout le monde : syndicats, personnel communal, associations satellites, élus. «Je suis le garant de 3 fonctions», affirme-t-il : «De la qualité des services à la population, de l'aide à la décision des élus, et je dois être un accompagnateur, un facilitateur vis-à-vis des agents communaux». Ambitieux mais humble, il salue le travail de ses prédécesseurs. «Le collectif se construit à travers des actes qui instaurent la confiance : dialogue social, dialogue de gestion, tant au sein de la ville qu'à l'agglomération». source : ladepeche.fr